À propos de FIAT

Naissance d’une structure

* Dès que le chapelet FIAT a vu le jour, un apostolat  en lien avec la diffusion de ce chapelet FIAT s’est ouvert.  Une association sans but lucratif (a.s.b.l.) s’est constituée en 1987 conformément aux textes coordonnés de la loi du 27 juin 1921.

* L’Association porte le nom de « Association FIAT ». Ses statuts, les noms des membres fondateurs et des administrateurs qui représentent l’Association ont fait l’objet d’une publication dans le moniteur belge en date du 20 janvier 2005. Vous pouvez les consulter sur: http://www.ejustice.just.fgov.be/tsv/tsvf.htm à l’aide du numéro d’entreprise 431 261 802.

* L’Assemblée Générale – l’autorité d’une Association – se réunit deux fois par an (vérification des comptes, du budget, activités à prévoir et organiser, évaluation).

* Le Secrétariat International de l’Association s’occupe de la gestion journalière des différentes activités. Il se situe au siège social (dans le Centre Pastoral Diocésain):
Varkensstraat 6
B-2800 Mechelen

Au coeur de l’Eglise

* L’Eglise avec son histoire de plus de 2000 ans est tout un ensemble à découvrir.
Nécessairement structurée, elle comporte des dimensions outre que purement matérielles.
Il y a la Parole et la Tradition, le magisère et le Peuple de Dieu, et ainsi de suite.
Tous ces aspects sont liés entre eux, presque comme des diapositives superposées.

* Mais au coeur de tout cet ensemble il y a Jésus Christ qui est venu nous révéler la miséricorde invulnérable du Père.
Pour nous libérer, le Christ a donné sa vie: Il l’a donnée pour chacun et chacune de nous personellement. Les 4 évangiles et les Actes des Apôtres nous témoignent de ce chemin de bonheur que Dieu nous offre.

* Toujours conviés à nous retrouver au Cénacle pour – en prière avec Marie – recevoir l’Esprit Saint, l’Eglise est toujours en état de mission. Etre témoins du Christ et de l’Amour de son Coeur, en paroles et actes est aussi le sens de notre baptême. N’ayons pas peur!
Dans l’évangile de saint Jean nous lisons « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, vous portiez du fruit et que votre fruit demeure » (Jn 15,16).

* Que le fruit demeure est important! C’est en Eglise que notre mission a le plus de chances de pouvoir durer pourvu que nous gardons cette attitude de l’humble serviteur. En effet, le trésor, notre foi en Jésus Christ, nous le portons dans des vases d’argile, donc fragiles!
Chrétiens que nous sommes, ayons de l’imagination, prions et ayons du courage afin que nos rêves se traduisent en des actes porteurs d’espérance pour le monde.

Mission



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Introduction



Héritage spirituel

L’essentiel de l’héritage spirituel que nos fondateurs nous ont laissé et l’importance de la mission que les fondateurs nous ont confiée.

Photo des membres de la Légion de Marie: P. Creedon – Veronica O’Brien – Frank Duff – P. Toher

 

La spiritualité de la Légion de Marie et du Renouveau dans l’Esprit sont l’arrière fond sur lequel la spiritualité de FIAT s’est développée.

Les lignes directrices de la Légion de Marie ont été la première inspiration des fondateurs de ce qui est devenue l’Association FIAT. C’est d’ailleurs à la base de cette inspiration qu’ils se sont trouvés. Cela est évident dans le cas de Veronica O’Brien qui a trouvé en Mgr L.J. Suenens, évêque auxiliaire de Malines, un allié pour soutenir théologiquement et spirituellement l’apostolat de la Légion de Marie. C’est elle qui lui a demandé d’écrire La théologie de l’apostolat. Dans cette invitation, Mgr Suenens ayant comme devise épiscopale  In Spiritu Sancto  a reconnu une inspiration de l’Esprit.

 

 

 

Le Concile Vatican II

Le Concile Vatican II a certainement approfondi la théologie du cardinal Suenens: la priorité du peuple de Dieu, avant de parler de la hiérarchie, était en connivence avec l’inspiration de la Légion de Marie, qui est un mouvement laïque. L’Église  est avant tout le peuple de Dieu qui participe à la vie divine. C’est par le baptême que nous sommes introduits à cette nouvelle création et que nous sommes invités à être des témoins du Christ dans le monde dans notre vie de tous les jours. Les charismes ne sont pas des exceptions qui avaient leur place dans les temps révolus, au début de l’Église. Au contraire, ce sont encore aujourd’hui de puissants moyens d’évangélisation. Le Concile a parlé de Marie en tant que figure de l’Église  (Urbild der Kirche): elle a été la première croyante par son fiat, et c’est par cela qu’elle est la Mère de tous les fidèles. Dans la Constitution  Lumen Gentium, le Concile Vatican II opta pour une mariologie qui n’est pas une dévotion particulière, mais qui situe Marie au cœur même de la vie de la foi. Le Concile Vatican II a vu en Marie d’abord “celle qui a cru”, et a évité de considérer Marie comme “médiatrice de toutes les grâces”.

 

 

A partir des années 1975-1980 il y a eu une influence croissante de la Communauté de l’Emmanuel, fondée par Pierre Goursat. Cette Communauté combine pour ainsi dire le Mouvement charismatique avec la spiritualité traditionnelle française (dévotion au cœur transpercé de Jésus, dans la tradition de sainte Marguerite-Marie Alacoque et de la Visitation). Paray-le-Monial est le lieu où le Mouvement charismatique et la Communauté de l’Emmanuel se sont rencontrés, surtout lors des réunions annuelles organisées par cette Communauté à Paris. On y trouve l’accent mis sur l’adoration du Saint Sacrement, la confession et la formation théologique. Les inspirateurs de FIAT se sont trouvés à l’aise dans cette alliance entre la spiritualité française traditionnelle et le Renouveau dans l’Esprit, tout en mettant davantage l’accent sur le rôle de Marie, dans la ligne de la spiritualité de saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

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Fondateurs



Cardinal Suenens

Le cardinal Suenens (1904 – 1996) 

C’est peut-être l’homélie du cardinal Danneels à l’occasion des obsèques du cardinal Suenens qui le situe le mieux. En voici quelques extraits :

« Des historiens traceront sans doute avec compétence le ‘portrait extérieur’ du Cardinal : ils énuméreront ses œuvres. Dieu seul connaît son ‘portrait moral’, car Il est seul à connaître l’amour des cœurs. Mais entre les deux, il y a place pour un ‘portrait intérieur’ du Cardinal. Qui était-il vraiment ?

Comme un veilleur qui attend l’aube

Le Cardinal était l’homme du petit matin : il s’est d’ailleurs toujours levé tôt, jusqu’à la fin de ses jours. Veilleur, scrutant tous les levers de soleil de l’Église, il se souvenait du texte du prophète : ‘Voici, dit Dieu, que moi je vais faire du neuf qui déjà bourgeonne : ne l’apercevez-vous pas ? ‘(Is. 43,19).

Tout ce qui bougeait, tout ce qui germait, tout ce qui était sur le point d’éclore – dans l’Église et dans le monde, – il l’avait vu. Homme toujours en éveil, mobile, véritable homme de l’Esprit, il sentait le vent de Dieu sur sa peau, ce vent qui, comme le disait Jésus à Nicodème, souffle où il veut, dont on entend la voix, mais dont on ne sait pas d’où il vient ni où il va (Jn 3,8). Homme du Cénacle ; durant toute sa vie, il a été en prière avec Marie et les Douze dans l’attente du vent violent de l’Esprit qui allait souffler sur la ville. Pour le Cardinal, chaque matin fut un matin de Pentecôte.

L’Église, il la trouvait toujours étonnamment jeune. Il regardait son visage, comme le père qui veut retrouver sur le visage de sa fille les tendres traits de sa prime enfance.

De plus, il était dans l’Église un excellent météorologue. À chaque aube nouvelle, il prévoyait le temps qu’il ferait plus avant dans la journée. Ainsi pour la Légion de Marie, la première de ses découvertes. Il savait que là, quelque chose de neuf était en train de naître : l’engagement de laïcs, la prière dans le Cénacle autour de Marie, la foi dans la puissance de l’Esprit Saint, l’évangélisation directe d’homme à homme. Car, disait-il, on n’est chrétien adulte, que lorsqu’on a fait un autre chrétien. Il faut donner au monde ‘la tentation de croire’. Il savait ce qui était prometteur et ce qui bougeait dans l’Église.

Le contact avec Dom Lambert Beauduin l’avait sensibilisé très jeune à l’œcuménisme. Car à une époque où Dieu risque de disparaître de la scène, où le sens de la transcendance s’estompe, où la foi s’obscurcit et où l’amour semble entrer dans une sorte d’hiver, il faut que tous ceux et celles qui croient au Dieu de Jésus Christ, s’unissent pour porter à bout de bras l’idée de Dieu et l’amour du Christ, loin au-dessus de la mêlée. Le Cardinal savait ce qui était prometteur et ce qui bougeait dans l’Église.

Le Cardinal au Concile Vatican II

Puis il y a eu Vatican II. Voilà la grande promesse : rajeunir l’Église, rendre à l’Épouse du Christ le visage de sa jeunesse sans rides et sans taches. Tout naissait ou renaissait dans l’Église en ce début des années soixante : la collégialité des évêques autour de Pierre, la coresponsabilité du peuple de Dieu, l’engagement des laïcs, le renouveau de la vie religieuse, l’œcuménisme, la liberté des consciences, une Église partageant les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes. Gaudium et spes, luctus et angor. Il savait ce qui bougeait dans l’Église, ce veilleur sur les remparts au petit matin.

Enfin, il y eut le Renouveau charismatique. Comment un Cardinal au visage sans beaucoup d’émotions visibles, à la stature droite et immobile, à la voix grave et posée, pouvait-il se trouver à l’aise au milieu d’une foule qui chantait, dansait, battait des mains, parlait en langues ? Conversion tardive à plus de fantaisie et d’imagination chez un homme jusqu’alors trop raisonnable et trop responsable ?

Non. Il percevait dans ce Renouveau le retour à l’Église des Actes des Apôtres, dont il avait toujours rêvé : le goût des Écritures, la prière spontanée, la joie, le sens communautaire, la mouvance de l’Esprit, le foisonnement des charismes, comme à Corinthe et dans les premières communautés de saint Paul. Le Renouveau rendait à la vie spirituelle des chrétiens la part légitime du cœur et du corps.

‘ Si nous sommes incapables de changer le vent,
nous pouvons ajuster les voiles.’

Il savait ce qui bougeait dans l’Église. Encore fallait-il que d’autres apprissent aussi à le percevoir. Avoir des idées est une chose, en convaincre d’autres en est une autre. Il ne suffit pas d’avoir la vérité, encore faut-il savoir comment la communiquer. Quel défi !

Pape Jean-Paul II et le Cardinal

Ce défi, il l’a admirablement affronté à Vatican II. Et il a réussi. Le pape Jean-Paul II lui-même y fait allusion dans son message à l’occasion du décès. Admirable modérateur de débats, écrit-il.

Était-il un réformateur soucieux de doter l’Église de solides structures nouvelles ? Oui. Mais que penser alors de son goût pour le Renouveau Charismatique où l’Esprit souffle où il veut, où tout est joie, exubérance, spontanéité ?

Fut-il un homme de bronze, comme il est représenté sur une des portes de Saint-Pierre à Rome avec les autres modérateurs du Concile, beau, décidé et froid ? Distant en tout cas ? Mais ce Cardinal était un homme timide, avec une âme d’enfant, habité d’une grande tendresse pour Marie. Ce tribun du Concile récitait chaque jour son chapelet au jardin, comme le font tous les pauvres.

Inclassable ? Oui, parce que trop riche d’intelligence et de cœur. Insaisissable à partir d’un angle d’approche unique…

… En quittant la chambre mortuaire du cardinal Mercier en 1926, un chanoine a dit : ‘ De tels hommes d’Église, on n’en fera plus : le moule est cassé ;’ Cher prédécesseur, septante ans plus tard, je peux vous dire que le chanoine s’est trompé.

Quant à moi, votre successeur, en ce moment où comme Élie vous montez au ciel, après m’avoir laissé votre manteau de Cardinal, je n’ai d’autres paroles sur les lèvres que la prière d’Élisée : ‘Père, que me revienne une double part de votre esprit‘ (2 Rois 2,9). Et j’ajouterais : ‘Que je ne casse jamais le moule’… Merci cher Cardinal. » (11-05-1996).

Depuis 1985, quand le chapelet FIAT a vu le jour, le cardinal Suenens s’est fortement engagé à le promouvoir. Il a écrit « la prière FIAT » et des brochures pour développer les différents aspects spirituels du chapelet FIAT.

Cardinal Suenens et Veronica O’Brien

En collaboration avec Veronica O’Brien il a élaboré les lignes essentielles de la spiritualité qui oriente encore aujourd’hui l’Association FIAT.

Son engagement était concret : lors de ses contacts personnels et de ses conférences, il ne se lassa pas d’exposer avec verve l’essentiel de la spiritualité FIAT : « Encore aujourd’hui Jésus naît de Marie et de l’Esprit Saint » .

La médaille commémorative que le cardinal Danneels lui a offert à l’occasion de son 90ème anniversaire résume bien toute sa vie : sa devise « In Spiritu Sancto », le Concile Vatican II, l’œcuménisme et « FIAT ».

Quelques photos:

 

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