Héritage spirituel

L’essentiel de l’héritage spirituel que nos fondateurs nous ont laissé et l’importance de la mission que les fondateurs nous ont confiée.

Photo des membres de la Légion de Marie: P. Creedon – Veronica O’Brien – Frank Duff – P. Toher

 

Les lignes directrices de la Légion de Marie ont été la première inspiration des fondateurs de ce qui est devenu l’Association FIAT. Veronica O’Brien qui faisait partie de cette Association, a trouvé en Mgr L.J. Suenens, évêque auxiliaire de Malines, un allié pour soutenir théologiquement et spirituellement l’apostolat de la Légion de Marie. C’est elle qui lui a demandé d’écrire La théologie de l’apostolat.

Mgr Suenens ayant comme devise épiscopale « In Spiritu Sancto » y a reconnu une inspiration de l’Esprit. Le Concile Vatican II a certainement approfondi la théologie du cardinal Suenens: la priorité du Peuple de Dieu, avant de parler de la hiérarchie, était en connivence avec l’inspiration de la Légion de Marie, qui est un mouvement laïc. L’Église est avant tout le Peuple de Dieu qui participe à la vie divine. C’est par le baptême que nous sommes introduits à cette nouvelle création et que nous sommes invités à être des témoins du Christ dans le monde dans notre vie de tous les jours. Les charismes ne sont pas des exceptions qui avaient leur place dans les temps révolus, au début de l’Église. Au contraire, ce sont aujourd’hui encore  de puissants moyens d’évangélisation.

Le Concile Vatican II

 

Le Concile a parlé de Marie en tant que figure de l’Église  (Urbild der Kirche): elle a été la première croyante par son fiat, et c’est pour cela qu’elle est la Mère de tous les fidèles. Dans la Constitution  Lumen Gentium, le Concile Vatican II a opté pour une mariologie qui n’est pas une dévotion particulière, mais qui situe Marie au cœur même de la vie de la foi. Le Concile Vatican II a vu en Marie d’abord “celle qui a cru”, et a évité de considérer Marie comme “médiatrice de toutes grâces”.

A partir des années 1975-1980, il y a eu une influence croissante de la Communauté de l’Emmanuel, fondée par Pierre Goursat. Cette Communauté combine pour ainsi dire le Mouvement charismatique avec la spiritualité traditionnelle française (dévotion au Cœur transpercé de Jésus, dans la tradition de sainte Marguerite-Marie Alacoque et de la Visitation). Paray-le-Monial est le lieu où le Mouvement charismatique et la Communauté de l’Emmanuel se sont rencontrés, surtout lors des réunions annuelles organisées par cette Communauté.

L’accent est mis sur l’eucharistie et l’adoration du Saint Sacrement, le sacrement de la réconciliation et la formation théologique. Les inspirateurs de FIAT se sont trouvés à l’aise dans cette alliance entre la spiritualité française traditionnelle et le Renouveau dans l’Esprit, tout en mettant davantage l’accent sur le rôle de Marie, dans la ligne de la spiritualité de saint Louis-Marie Grignion de Montfort.