Son origine


Il s’agit d’une expérience spirituelle vécue par Veronica O’Brien dans la nuit du 7 au 8 septembre, fête de la Nativité de Marie, en 1984. Voici le récit qu’elle en fit elle-même le lendemain au cardinal Suenens : « C’était la nuit, veille de la Nativité […]


Son origine


Il s’agit d’une expérience spirituelle vécue par Veronica O’Brien dans la nuit du 7 au 8 septembre, fête de la Nativité de Marie, en 1984. Voici le récit qu’elle en fit elle-même le lendemain au cardinal Suenens :

"C’était la nuit, veille de la Nativité de Marie, je souffrais à la pensée que cette fête de Marie, Mère des mères, ne serait pas célébrée dans nos foyers chrétiens, tandis que dans le monde la fête des Mères devenait de plus en plus populaire.

Et je dis au Seigneur dans ma prière :

‘Jésus, demain, c’est la fête de la Nativité de votre Mère ; tous les enfants du monde donnent un cadeau à leur mère pour son anniversaire. Vous, Jésus, qu’est-ce que vous donnez à votre Mère ?’

Et subitement, dans un flash spirituel intérieur, j’ai vu le dessin d’un chapelet de format réduit et j’ai cru entendre ces paroles du Seigneur :

‘Voici le cadeau d’anniversaire que J’offre à ma Mère pour qu’elle aide à me faire connaître jusqu’aux extrémités de la terre. Répands-le à travers le monde’.

Présentation


Le chapelet FIAT se présente en trois parties:

  • la médaille FIAT
  • La prière FIAT comme introduction à tout chapelet
  • La composition de l'ensemble

La médaille FIAT est présentée ci-après.

Un commentaire sur la prière FIAT vous le trouvez en cliquant sur "FIAT" dans la rubrique "Le chapelet FIAT".
En cliquant sur "déroulement" vous trouvez l'ensemble du chapelet FIAT.

La médaille FIAT contient toute une catéchèse en image.

Au recto de la médaille se détache l’image de l’Esprit Saint symbolisé par une colombe couvrant Marie de son ombre à l’heure du FIAT de l’Annonciation.

Marie est représentée par un diamant, pierre précieuse et pure entre toutes. Les rayons lumineux qui l’enveloppent évoquent les dons et les fruits de l’Esprit Saint. En l’invoquant en union avec Marie, nous demandons qu’Il nous fasse pénétrer dans ‘le Secret de Marie’ qui doit nous unir plus profondément à Jésus.

Au verso sont symbolisées, par les trois cercles enlacés, les trois personnes de la Très Sainte Trinité : P (Pater), F (Filius), S. (Spiritus). Les trois cercles ouverts nous rappellent la source trinitaire de la vie chrétienne et de la mission de l’Église. L’engagement au service de cette mission peut varier de personne à personne. Pour l’une, ce sera davantage la promotion des valeurs chrétiennes au plan de la vie personnelle et familiale, sociale et publique, pour une autre, le service aux pauvres, signe auquel on reconnaîtra les disciples de Jésus, et pour une troisième ce sera de porter au monde le feu de la Pentecôte ‘jusqu’aux extrémités de la terre’, par le témoignage de la parole et de la vie.

En dessous des cercles trinitaires on voit se détacher la Croix. C’est par sa mort que Jésus a vaincu le mal, le péché, la mort. La lettre M représente Marie au pied de la Croix. Elle nous rappelle sa participation unique aux mystères de la Rédemption. Tout autour nous voyons les 12 étoiles qui représentent les 12 Apôtres et l’universalité du salut.

Le mot FIAT, qui figure au centre des cercles, invite à nous unir au FIAT de Marie en disant OUI au dessein de Dieu sur nous, chacun acceptant sa mission selon sa situation propre dans le monde et l’appel particulier du Seigneur pour lui.

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La prière FIAT


Voici le texte de la prière qui introduit et accompagne le chapelet FIAT et qui l’oriente d’emblée vers l’Esprit Saint pour qu’Il l’anime de son souffle et nous aide à méditer dans notre cœur les mystères de Jésus.

Très Saint-Esprit,

Aide-nous à revivre, en union avec Marie, les mystères joyeux,

 douloureux, glorieux de Jésus.  Amen

 

 Donne-nous d’être

- animés par la foi de notre Baptême,

- nourris de l’Eucharistie,

- rénovés dans la grâce de la Pentecôte.

 

Afin de vivre,

- en paroles et en actes,

- toujours et partout,

- en fidèles témoins du Christ et de

   l’Amour de son Divin Cœur.  Amen.

 

            Très Saint-Esprit, aide nous à revivre,

C’est avec l’Esprit Saint que s’engage l’Alliance qui va unir le ciel et la terre.  Dieu nous aima le premier et cela commande tout l’élan de notre réponse.  Ce n’est pas nous qui, dans cette alliance, avons l’initiative.  Ce n’est pas la terre qui monte au Ciel : c’est le Ciel qui est venu vers la terre, gratuitement, libéralement.

Il est l’Amour qui se donne. C’est de cet Amour créateur, royal, surabondant, que Dieu aima Marie, - et nous en Elle -, lorsqu’Il survint en Elle au matin de l’Annonciation et la couvrit de son ombre fécondante, par la vertu de l’Esprit Saint.

C’est vers le Saint-Esprit que le Christ, Lui-même, oriente ses disciples à l’heure des adieux:

"Je vous dis la vérité : c’est votre intérêt que Je parte, car si Je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous ; mais si Je pars, Je vous L’enverrai." (Jean, 16, 6-7).

L’Esprit est sa suprême promesse, le gage de sa présence et de sa victoire.  Lorsqu’au matin de la Pentecôte, Il descendit sur les apôtres réunis au Cénacle, une ère nouvelle commença pour le monde : la plénitude des temps.

C’est par Lui que nous sommes entrés dans cette phase ultime de l’Histoire.  A Lui appartient désormais l’initiative.

Lui seul nous révèle le Père et le Fils et nous enseigne à prier.  Lui seul peut nous introduire à l’intelligence du rôle de Marie dans le plan de Dieu.

Il se donne et se communique dans un élan insondable de générosité et de munificence pures. Aujourd’hui, avec le même réalisme, avec la même foi en la présence agissante et actuelle de l’Esprit Saint, nous Lui demandons de nous aider à revivre les mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux du Sauveur.

A sa lumière, ces mystères vont nous apparaître sous un jour toujours nouveau, car leur richesse est inépuisable.  Il nous aidera à comprendre toujours mieux ‘la hauteur, la largeur, la profondeur du mystère de Dieu’.  Lui seul nous révèle le Père et le Fils et nous enseigne à prier. Lui seul peut nous introduire à l’intelligence du rôle de Marie dans le plan de Dieu.

            ...en union avec Marie, les mystères

   joyeux, lumineux, douloureux et glorieux de Jésus.

Marie est, à un titre unique, la réponse de la créature sanctifiée à la vocation divine.  Elle est l’aboutissement suprême des démarches que le Dieu de l’Ancien Testament fit, au long des siècles, pour former en Israël un peuple de Dieu, une épouse ‘sanctifiée dans la vérité et dans la sainteté’.  En Marie, ‘la terre a donné son fruit’ et ‘le ciel a fait pleuvoir le Sauveur’. Au carrefour de la rencontre de Dieu et de l’humanité en Israël, peuple choisi de Dieu, se situe l’Annonciation, avec toutes ses conséquences.

Nous avons à comprendre le sens caché de cette union entre l’Esprit Saint et Marie ; à dégager, pour en vivre toute la portée, l’affirmation de notre Credo qui proclame que Jésus ‘par l’Esprit Saint a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme’.

Nous avons à découvrir toujours davantage les répercussions vitales, actuelles de ce mystère insondable.

Le christianisme est l’alliance de deux amours en Jésus-Christ.

Le Saint-Esprit : l’amour divin qui vient vers nous.

Marie : l’amour humain le plus pur qui monte de la terre à la rencontre de Dieu.

Jésus-Christ : le cœur de l’alliance, le point de jonction d’une double tendresse. Dans le plan de Dieu, la venue de l’Esprit Saint sur Marie n’était pas seulement une effusion momentanée, restreinte à la seule naissance de Jésus : le mystère de l’Incarnation embrasse toute l’ampleur de la Rédemption à venir.

L’Enfant qui naît vient au monde pour détruire et vaincre le péché, la mort, les Puissances du Mal.  Il naît prêtre, médiateur entre Dieu et les hommes, chargé de mission et celle-ci est inhérente à son Incarnation même.

Par toute son existence, Marie est donc marquée, du dedans, par son Fils et par la mission qui sera la sienne. Il s’ensuit que toute dévotion à Marie aboutit à Jésus, comme le fleuve se jette dans la mer.

L’unique et constante pensée de Marie est enfermée dans les mots qu’elle dit aux serviteurs  à Cana:‘Faites tout ce qu’Il vous dira’.

Elle n’a pas d’autre message.

Regardons Marie tout orientée vers Dieu.  Elle est l’amour humain le plus pur, le seul immaculé, qui s’élève de la terre à la rencontre de l’Amour divin. Par toutes les fibres de son corps et de son âme, Elle est le Fiat que ses lèvres prononcent.  Elle ne veut être que cela : disponibilité à l’Esprit Saint, acquiescement à sa volonté, collaboration et correspondance totale à son œuvre.  Elle se livre à l’Esprit, sans reprise.

Elle vit la plus haute et la plus intense liberté d’adhésion à Dieu.  Il ne faut pas que l’on s’y trompe: sa liberté qui dit ‘oui’ est elle-même une grâce.  La collaboration libre et active de Marie est nourrie et pénétrée de l’Amour qui opère en Elle ‘le vouloir et le faire’ Elle demeure toute réceptive sous l’action de Dieu, dans l’élan même de sa liberté consentante.  Ce n’est pas Elle qui prend l’initiative: c’est Dieu qui la soulève vers Lui et lui donne la grâce inouïe de ce don complet d’elle-même.

Jamais créature ne reçut, comme Marie, grâce plus décisive, plus magnifique, plus triomphale.  Jamais pourtant liberté humaine ne demeura plus inviolée.

Dans son ‘Amen’ résonnent tous les ‘amen’ qui de la terre monteront vers les cieux.  Se livrant ainsi à Dieu, Marie nous entraînait avec Elle.

Elle donnait non seulement une réponse privée: mais la réponse humaine à l’amour de Dieu. Abrités en Elle, comme dans la tour de David, nous ne faiblirons pas sous le poids d’un amour trop grand pour notre petitesse et nous oserons croire à l’impossible.

Marie est, en particulier, par le choix de Dieu, voie d’accès privilégiée au Saint-Esprit.

Mais si seul l’Esprit peut nous donner l’intelligence de Marie, par un échange étonnant, Marie devient notre introductrice auprès de Lui, Elle est la dépositaire qui dispose des secrets du Roi.  Aller à Elle, c’est aller à Lui, d’un même élan.  Non, il ne faut pas craindre de recevoir Marie: ‘ce qui est né en Elle est du Saint-Esprit’ (Mt. 1, 20).

Que veut dire : revivre ces mystères en union avec Marie?

C’est avant tout entrer dans les sentiments de Marie pour mieux communiquer aux sentiments mêmes de Jésus vivant ces mêmes mystères.  Nul n’a été plus uni à Jésus que sa Mère. Elle est par tout l’élan de son cœur et de son être christocentrique.  Elle n’existe et ne respire qu’en fonction de Lui.  Elle est toute transparence, pure docilité sous la mouvance de l’Esprit.

Quant à Jésus Lui-même, Il est Fils du Père, par tout l’élan filial qui le porte vers Lui pour accomplir la volonté aimante de son Père, quel qu’en soit le prix.  Il s’est offert à la mort rédemptrice dans une oblation d’amour à son Père.

De Marie à Jésus, de Jésus au Père, il y a une communion ineffable.  Quand nous disons ‘Marie, elle dit ‘Jésus’, dans le souffle de l’Esprit, et quand nous disons ‘Jésus’, Il dit ‘Père’.  A aucun moment, il n’y a arrêt dans la communion.

Nous n’avons pas à craindre de nous égarer : n’ayons pas peur d’aller à Dieu par le chemin marial qu’Il a pris pour venir à nous.

S’unir à la joie de Marie dans le mystère de l’Incarnation, c’est avant tout s’unir à la joie du Verbe de Dieu en Elle, à la joie du Fils qui s’incarne pour la gloire du Père et le salut des hommes.

S’unir à la gloire de Marie dans l’apothéose de l’Assomption, - le fruit le plus éclatant du triomphe pascal de Jésus - c’est redire avec Marie le Merci de l’Eglise triomphante, dont Elle est la vivante image et l’anticipation.

S’unir à Marie, c’est aussi s’unir à Celle qui est devenue Mère de l’Eglise, continuant parmi nous sa mission spirituelle, au service du Corps mystique.  C’est nous laisser christianiser progressivement au fil de l’année liturgique où l’Eglise de la terre demande à ses enfants de revivre ces mêmes mystères, pour que le Christ puisse croître et grandir en eux et pour que nous puissions le porter au monde. En évoquant ces mystères au cours du chapelet, nous sommes invités à faire halte un moment aux sommets de notre foi, à respirer un air tonique et à reprendre conscience, avec gratitude, que Dieu - en Jésus-Christ - nous a aimés jusque-là.

 

Donne-nous d’être :

             animés par la foi de notre Baptême

Toute vie chrétienne prend sa source dans les eaux baptismales.  Trop souvent, hélas, ces eaux restent stagnantes : ce ne sont pas des eaux vives jaillissantes jusqu’à la Vie éternelle.  Cette source est notre sacrement primordial : je suis né à la vie même de Dieu, le jour où je fus baptisé au nom du Père, du Fils, de l’Esprit Saint.  Ce fut mon entrée dans la Vie Trinitaire.

Une fois que l’on a compris les profondeurs du Baptême, on ne peut que chanter sa reconnaissance à Dieu et en vivre les exigences.

La revalorisation du Baptême est le point de départ obligé de toute nouvelle évangélisation.

 

 

                                Nourris de l’Eucharistie

 

1. La parole de vie

Parlant de l’Eucharistie, Jean-Paul II n’a cessé d’insister sur sa place centrale dans une vie chrétienne.  Dans un discours aux dirigeants du Renouveau charismatique, le 7 mai 1981, il disait :

Selon l’idée que le Concile Vatican II a profondément imprimée en nous: l’Eucharistie est bien la source et le sommet de toute l’évangélisation...  Les chrétiens, déjà marqués par le Baptême et la Confirmation, trouvent en recevant l’Eucharistie leur insertion plénière dans le Corps du Christ.

Pour que l’Eucharistie puisse éveiller et nourrir notre foi, l’Eglise introduit chaque célébration eucharistique par la lecture de quelques textes sacrés, choisis au fil de l’année liturgique, en vue de nous mettre d’abord à l’écoute. Ouvrir, en esprit de foi, les pages du missel, c’est aller à un rendez-vous fixé par l’Esprit.  Ces textes, choisis pour nous, sont prioritaires si nous voulons vraiment ‘sentir avec l’Eglise’ et nous pénétrer jour après jour des ‘sentiments mêmes qui étaient en Jésus’.

J’ai à les recevoir comme j’accueille la lettre d’un ami qui partage mes soucis, mes craintes, mes espérances et qui veut cheminer avec moi en éclairant la route.

Je fais mienne en quelque sorte l’expérience du Prophète Isaïe disant : ‘La Parole me réveille chaque matin, chaque matin, elle me réveille pour que j’écoute comme celui qui se laisse instruire...’ (Is. 50, 4).

La réponse de Marie à l’ange de l’Annonciation : ‘Qu’il me soit fait selon ta parole’ (Luc 1, 38) est exemplaire pour nous tous, dans l’humble détail de la vie quotidienne.

 

2. La célébration eucharistique

Pour comprendre l’ampleur et la portée de l’Eucharistie, et en particulier, de la célébration eucharistique, il suffit de peser les paroles que nous chantons dans le Gloria in excelsis de la messe:

- nous T’adorons

- nous Te glorifions

- nous Te rendons grâce pour ton immense gloire

- Toi qui enlèves le péché du monde, reçois notre prière.

L’Eucharistie est sacrifice d’adoration, d’action de grâce, de guérison, de pardon.

C’est par le Christ, notre Seigneur, que nous allons au Père, dans cette montée jusqu’au trône de Dieu.  Et c’est par Lui, avec Lui et en Lui que Dieu répond à notre prière, qui ne peut pas ne pas être exaucée.

Si nous retrouvons le sens de la célébration eucharistique, nos communautés chrétiennes reprendront vie : la célébration dominicale - cette Pâque hebdomadaire - est le test même de notre fidélité au Maître :

Faites ceci en mémoire de moi’ (Lc 22, 19), jusqu’à son retour glorieux.

L’Eucharistie est aussi nourriture et breuvage.  Avec cette mystérieuse particularité que dans la communion ce n’est pas nous qui transformons la  nourriture en aliment de vie, mais l’Aliment qui nous transforme en Lui. L’Eucharistie enfin n’est pas seulement communion sacramentelle : la Présence réelle, qui perdure et que nous vénérons comme telle, invite à l’adoration silencieuse aux pieds du Maître, devant le tabernacle.  Tout cela est rappelé, dans ces mots très denses : “nourris de l’Eucharistie”

       Rénovés dans la grâce de la Pentecôte

1. La Pentecôte initiale, fondatrice de l’Eglise

Au moment de quitter ses Apôtres, à l’Ascension, Jésus leur enjoignit de ne pas s’éloigner de Jérusalem mais d’attendre la promesse du Père ‘ce que vous avez entendu,  dit-Il, de ma bouche : Jean, lui a baptisé avec de l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours’. (Ac. 1, 4-5).

Obéissant à l’injonction du Maître, les apôtres s’en retournèrent à Jérusalem dans la ‘Chambre Haute’, leur lieu habituel de rencontre.

Ils y attendirent que la promesse s’accomplisse, persévérant d’un cœur unanime dans la prière, en communion d’attente et d’espérance avec Marie, mère de Jésus.

Les Actes des Apôtres nous racontent comment l’Esprit Saint se manifesta au premier groupe des cent vingt disciples, le jour de la Pentecôte, sous la forme d’un vent violent qui secoua la maison et de langues semblables à du feu qui se partagèrent sur chacun d’eux.

Cette effusion de l’Esprit marque la naissance visible de l’Eglise : elle transforma les apôtres craintifs et tremblants, Pierre le premier, en témoins intrépides du Christ, qui allaient désormais, avec force et puissance, annoncer que Jésus crucifié était ressuscité et vivant, et l’attester par des signes et des prodiges, jusqu’au martyre inclusivement.

2. La Pentecôte continuée

Mais l’effusion de l’Esprit n’est pas un fait révolu du passé : la Pentecôte, comme expérience transformante par la vertu de l’Esprit Saint, se poursuit dans l’Eglise. Les Actes des apôtres signalent déjà d’autres expériences où la présence de l’Esprit éclate et provoque des conversions, des guérisons, des orientations pastorales nouvelles.

La Pentecôte reste d’actualité.

Hier, Jean XXIII, annonçant le Concile, n’a pas craint d’en appeler à une inspiration spéciale de l’Esprit Saint et à demander aux évêques de se mettre en prière, avec Marie, et de supplier l’Esprit Saint ‘de renouveler de nos jours ses merveilles, comme pour une nouvelle Pentecôte’.

Après lui, Paul VI a affirmé : ‘Le premier besoin de l’Eglise est toujours de vivre la Pentecôte’.

Et de nos jours, Jean-Paul II a répété, à de multiples occasions, que la nouvelle évangélisation doit prendre son élan à partir de la grâce pentecostale.

Nous avons, nous aussi, à nous laisser transformer par l’Esprit, à nous ouvrir à sa grâce et à ses dons. Nous avons, nous aussi, à sortir du Cénacle pour accomplir, dans le monde aujourd’hui, notre mission d’envoyés du Christ, sachant qu’un chrétien n’est pleinement évangélisé que si, à son tour, il accepte d’être évangélisateur.  Qui dit Eglise, dit mission.

                 Afin de vivre en paroles et en actes,

                                              toujours et partout,

                               en fidèles témoins du Christ

                      et de l’Amour de son Divin Cœur

1. Jésus-Christ, la Parole du Père

Jésus-Christ est la Parole que le Père prononce de toute éternité.  Il est le Verbe qui s’incarne dans le sein de Marie.  Il est venu dire son Père, ‘nous raconter son Père’, comme le dit l’Ecriture.  Il est venu en Révélateur des secrets de vie qui nous concernent. Un chrétien ne peut être valablement disciple de Jésus que si, à son tour et en Lui, il accepte d’être ‘porte-parole’ et écho du Sauveur.  Un écho indispensable aux hommes pour que la ‘Bonne Nouvelle’ leur parvienne.

Par nature, une nouvelle se communique, se dit, se partage.  On ne garde pas pour soi une bonne nouvelle, surtout s’il s’agit d’annoncer aux hommes le sens même de leur vie et de l’au-delà, le secret ‘d’une paix et d’une joie’ indéfectibles que Jésus a promises aux siens à jamais.

2. L’Eglise, ‘Porte-Parole’ de Jésus-Christ.

L’Eglise a pour unique mission de rendre Jésus-Christ présent aux hommes.  Car Il est l’Evangile en personne : Voie, Vérité et Vie.

Il n’y a qu’à lire les Actes des Apôtres pour voir les Douze à l’œuvre allant au Temple ou dans quelques maisons privées ‘enseignant et annonçant sans arrêt le Christ Jésus’ (Ac. 5, 42), - répandant la parole (Ac. 8, 4), l’annonçant sur le chemin de Jérusalem à Gaza au hasard d’une rencontre... Il n’y a qu’à lire n’importe quelle page de saint Paul pour entendre la parole de Jésus proclamée, aux gardiens de prison comme aux juges, au hasard des rencontres et à travers d’invraisemblables obstacles.

C’est l’appel le plus urgent de l’heure.  Dans la magnifique exhortation apostolique Evangélisation et monde moderne, Paul VI parlant de l’Évangélisation écrivait :

Evangéliser est la grâce et la vocation propre de l’Eglise, son identité la plus profonde.  Elle existe pour évangéliser.

Prières d'introduction


Déroulement