La chute d’un arbre fait toujours plus de bruit qu’une forêt qui pousse



Chers amis de FIAT,

Le journal ‘La Libre Belgique’ du 9 octobre 2018, publiait un article de la main de l’Abbé Philippe Mawet ‘L’Église est malade … Guéris-la!’
Nous y lisons : (…) « qu’il ne faut pas nier la crise mais il ne faut pas non plus qu’elle nous empêche de voir la beauté de ce qui se vit sur les plans local et universel ainsi que tous les germes et signes d’Espérance qui fleurissent un peu partout (…) Bien sûr, ‘la chute d’un arbre fait toujours plus de bruit qu’une forêt qui pousse’. En même temps, il nous faut oser voir la réalité avec lucidité et beaucoup d’humilité ».

Egalement dans son introduction et à juste titre, l’Abbé Mawet dit « que l’Église n’est pas un but en soi! Cependant, jusqu’au cœur de la tourmente, elle reste un chemin privilégié pour donner à la vie chrétienne son ossature et ses repères« .

 

La foi nous apprend une citoyenneté responsable

Depuis quelques années, le cardinal De Kesel souligne « que nous, les chrétiens, nous reconnaissons que d’une société religieuse, nous avons évolué vers une société sécularisée. La religion n’y est pas absente mais elle n’occupe plus la place centrale dans la construction de la culture. La conviction religieuse relève de la décision libre et personnelle du citoyen. Quant à la société, elle est pluraliste et ‘multi religieuse’. Les chrétiens y sont bien présents. Mais le christianisme n’y a plus le statut de ‘religion culturelle’.

En effet, la foi chrétienne n’est plus l’option première de la culture. Elle est une option personnelle de l’homme qui est libre de croire ou de ne pas croire.

La culture moderne ne signifie pas la fin de la religion, au contraire elle offre un cadre qui nous permet de vivre ensemble dans le respect de la liberté de chacun. Cependant la modernité et son caractère séculier n’est pas l’instance qui donne sens à notre vie et à nos engagements.

 

Quel engagement donne sens à ma vie ?

C’est la grandeur de la culture moderne que de pouvoir garantir la liberté de la personne. La culture moderne me dit que je suis libre, mais elle ne me dit pas ce que je dois faire. A cette question elle nous renvoie chaque fois à nous-mêmes en disant : fais ce que tu veux. Mais faire quoi ? Ce sont entre autres, les traditions religieuses qui donnent sens à ces engagements. Il faut être aveugle – poursuit le cardinal De Kesel – pour ne pas voir comment l’Évangile est source d’humanité véritable. Le chrétien qui s’engage dans le monde ne le fait pas seulement en tant que citoyen mais aussi en tant que chrétien. Ou mieux encore : c’est la foi qui lui apprend une citoyenneté responsable. C’est l’argument fondamental contre la thèse de la privatisation de la religion. »

Dans un livret « Le chrétien dans le monde » le Cardinal y consacre tout un chapitre : « Vocation de l’Église – Église de l’avenir »; un message très encourageant. Construire une « Église dynamique » dépend de l’engagement personnel de chaque chrétien (ne).

N’hésitez pas à vous procurer ce livret via le site www.associationfiat.com ou par mail association.fiat@telenet.be et n’hésitez pas à le faire connaitre autour de vous!

 

Pour l’équipe de rédaction
Roger