Décès de Mgr. Paul Lanneau



Evêque auxiliaire émérite pour Bruxelles, Mgr Paul Lanneau s’est éteint ce 26 janvier, à l’âge de 91 ans.

L’Eglise de Belgique et de Bruxelles est en deuil. Mgr Paul Lanneau, évêque auxiliaire pour Bruxelles durant vingt ans, de 1982 à 2002, est décédé le jeudi 26 janvier. Né à Anderlecht le 22 juillet 1925, il fut ordonné prêtre le 24 juillet 1945. Professeur au Collège st Pierre de Leuven du 21 août 1949 au 30 mai 1950, Mgr Lanneau fut successivement vicaire à Leuven (Saint-Joseph) de 1950 à 1954, à Schaerbeek (Sainte Marie) de 1954 à 1959 et à Bruxelles (Saint Michel) de 1959 à 1965.

Il devint curé à, Sainte Marie (Schaerbeek) en 1965; charge qu’il conserva jusqu’en 1970 où il devint responsable de la pastorale sociale et caritative de Bruxelles. De 1977 à 1982, il a été doyen de Schaerbeek-Nord et avait la responsabilité de Doyen de Zone pour Bruxelles-Nord-Est.

Le 15 février 1982, il fut nommé évêque titulaire de Tusuro et vicaire-général pour le Vicariat de Bruxelles. Ordonné évêque le 20 mars 1982 à Bruxelles, Mgr Lanneau est demeuré évêque auxiliaire de l’Archevêché jusqu’au 20 mars 2002. A partir de 1995, à la demande du cardinal Suenens, il fut responsable de l’association FIAT, dont il resta membre de la direction jusqu’en 2009.

Mgr Lanneau a grandi à Cureghem, près de l’église N.D. Immaculée, un quartier qu’il a beaucoup aimé. Il parlait flamand à la maison, français à l’école. Selon ses paroles, c’est en famille qu’il a appris à prier.

Arrivé au séminaire St-Joseph, à Sint-Katelijne-Waver, avec 119 autres candidats, il avait une santé fragile. Le cours qui l’a vraiment converti, c’est celui de Jean Giblet sur Saint Jean et la filiation divine de Jésus. Ce fut une révélation pour le tout petit qu’il se sentait être:  « Je te bénis, Père, car tu l’as révélé aux tout-petits », ce qu’il reprit plus tard comme devise épiscopale: « Je te bénis, Père ».

Une année sabbatique le conduisit à accepter d’être un an curé de Tamanrasset, dans le Sahara. Une expérience bouleversante : la rencontre de la pauvreté, de l’hospitalité, de la foi et de la joie de tant de gens. Après des débuts arides, il y découvrit la prière contemplative, aidé par les Petites Sœurs de Jésus, la prière devint pour lui une raison de vivre. Au retour, curé à Schaerbeek, il devint responsable du socio-caritatif, un secteur immense et passionnant.

Le cardinal Danneels l’appela alors à devenir son évêque auxiliaire pour Bruxelles francophone. De ces vingt années d’épiscopat, Mgr Lanneau a retenu tous les lieux de collaboration et l’implication de tant de gens dans les conseils. Il se souvenait aussi des visites sur place, du contact avec les prêtres, des sessions de travail à Bonheiden avec le Cardinal et ses confrères.

Resté branché sur la vie de l’Église, le diocèse, la Belgique et l’Eglise universelle, il se réjouit de ce que le pape François met en œuvre. En 2015, il déclara à Pastoralia, la revue de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles: « J’admire ce que laïcs, diacres, prêtres et évêques font aujourd’hui, avec beaucoup de courage. Je puis t’assurer que je prie pour vous tous chaque jour. »

Ses funérailles seront célébrées en la cathédrale Saints-Michel et Gudule le samedi 4 février à 11 heures. « Que le Seigneur lui donne le repos éternel. Souvenez-vous de lui dans votre prière », souligne le communiqué de l’archevêché.

Ceux qui ont connu Mgr Lanneau ou ont travaillé avec lui, retienne de l’évêque émérite « une infinie délicatesse à l’égard des personnes et sons sens de relations humaines », comme en témoigne le père Tommy Scholtès sj, attaché de presse de la conférence épiscopale.

 

 

Source: Jean-Jacques Durré – Cathobel